2de 4 – Calendrier du mois de mars : l'oral des EAF



Littérature et altérité : l'autre, un sujet en question

=>

=> lundi 21 mars : rédaction du 2ème axe du commentaire organisé
(synthèse des 2ème et 3ème axe du plan dialectique proposé)

=> vendredi 26 mars : rédaction de l'antithèse de la dissertation



"Les Inséparables" d'Esther Shalev-Gerz


=> le descriptif des textes pour l'oral du mois de juin ( fin mars)


Bibliographie :

La Controverse de Valladolid, Jean-Claude Carrière

Portraits, La Bruyère

Fables, La Fontaine

Lettres persanes, Montesquieu

Candide, Voltaire

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L'ARGUMENTATION : du plan thématique au plan dialectique


A Athènes, dans l'Antiquité, les citoyens assistaient en masse aux représentations théâtrales. Le théâtre était considéré non seulement comme un divertissement, mais aussi comme un moyen d'éducation morale et civique. Les pièces que vous avez étudiées vous paraissent-elles pouvoir remplir ce double rôle ?


Thèse : le "double rôle" du théâtre

Antithèse : d'autres "rôles" ?



Aide méthodologique en 2 temps :

UN PLAN THEMATIQUE :

L'analyse du sujet : des termes du sujet à la problématique (p. 533 n°1) - Correction du manuel :

Q1 - L'objet d'étude est indiqué clairement dans le libellé, il s'agit du théâtre.

Q2 - Dans la Grèce antique, le théâtre était considéré à la fois comme un divertissement et un moyen d'éducation des citoyens. Vous vous demanderez si les oeuvres que vous connaissez remplissent cette double fonction [et si elles ont d'autres rôles à jouer pour les spectateurs].

Q3 - Les pistes de réflexion partent de ces mots-clés :

Il s'agit d'étudier les fonctions du théâtre dans un plan thématique. On peut difficilement contester le fait que le théâtre soir "un divertissement" et "un moyen d'éducation", mais il importe aussi d'envisager qu'il puisse avoir d'autres rôles.

En quoi le théâtre est-il "un divertissement" ? Que signifie ici le mot "divertissement" ? Il ne s'agit pas seulement de faire rire, mais ausi d'être une source d'évasion, une possibilité d'échapper au quotidien... => une réfutation de la thèse du "divertissement" pourra être envisagée ultérieurement à partir du sens pascalien du terme suivant une perspective janséniste (en conclusion de thèse de plan thématique ou en antithèse de plan dialectique).

En qui peut-il être "un moyen d'éducation morale et civique" des citoyens ? Qu'apprend-on au théâtre ? On peut apprendre sur la "purgation des passions " ("catharsis") sur les défauts humains (visée morale)

Quels autres rôles le théâtre peut-il avoir ? Il peut faire réfléchir les spectateurs, par exemple sur la société, par l'intermédiaire de la satire.

Q4 - La problématique de ce sujet est donc : quelles sont les fonctions du théâtre ?

.........

I - Proposition de plan pour la thèse : développer l'argumentation des paragraphes à partir de l'analyse d'exemples précis de pièces de théâtre (vues, lues ou étudiées)

1er paragraphe : un divertissement => le plaisir du spectacle

2ème paragraphe : un divertissement => la comédie (les ressorts du comique)

3ème paragraphe : un divertissement => l'intrigue (la tension dramatique, voire tragique ; les rebondissements, le suspens, "la vis vcomica" et/ou "la terreur et la pitié")

* une réfutation de la thèse du "divertissement" pourra être envisagée ultérieurement à partir du sens pascalien du terme suivant une perspective janséniste (en conclusion de thèse de plan thématique ou en antithèse de plan dialectique).

II - Proposition de plan pour l'antithèse : "un moyen d'éducation morale et civique"

1er paragraphe : un "moyen d'éducation morale" => le respect de la "dike" divine => le châtiment de "l'hybris" depuis l'Antiquité grecque, la dénonciation des "passions" dans le théâtre de Racine ; le comique de caractère et la recherche d'une morale d'"honnête homme", de mesure, d'équilibre et de respect des autres dans le théâtre de Molière (Le Misanthrope, Molière)

2ème paragraphe : "un moyen d'éducation morale et civique" => le respect de la "polis" : le sacrifice d'Antigone ; une leçon de soumission et de prudence politique : Richard III, Shakespeare ; Cinna, Corneille et Britannicus, Racine ; la fonction sociale du rire (Le Rire, Bergson): la dénonciation des personnages à "idée fixe" ("du mécanique plaqué sur du vivant") et des mariages forcés de Molière à Beaumarchais.

3ème paragraphe : Quels autres rôles le théâtre peut-il jouer ? Il peut faire réfléchir les spectateurs, par exemple sur la société, par l'intermédiaire de la satire. Mais le théâtre, depuis ses origines, peut-il se réduire à cette double fonction "instruire" et "plaire" codifiée par l'académie français du siècle "classique" ? N'est-il pas aussi "le lieu de la plus grande folie, de l'imagination la plus folle" ?

=> dépasser le manichéisme pragmatique réducteur induit par la dialectique du sujet : "double rôle" : problématiser à partir d'une définition plus complexe du théâtre et de son évolution dans l'histoire des civilisations et des mythes fondateurs (de l'épopée à la tragédie antique, des mystères au théâtre baroque, du théâtre classique français (codifié par l'Académie) au théâtre du XVIIIème et au "drame romantique", du théâtre de l'absurde et de la tragédie moderne au théâtre contemporain...

.........

"En toute chose, il faut considérer la fin", La Fontaine


UN PLAN DIALECTIQUE :

Thèse - Q1 - herméneutique : le "double rôle" du théâtre (thèse et antithèse du plan thématique)Le théâtre, "une divertissement" mais aussi "un moyen d'éducation morale et civique"...

Antithèse - Q2 heuristique : mise en question de la thèse - à vous de jouer...

("dia" : une thèse complémentaire => www.tempoedialectique.blogspot.com)


Propositions d'Octave, Charles, Jessica, Diane et Stéphane :

"Le [vrai] objectif du théâtre. Pourquoi peut-il remplir cette double fonction ?"

"Le théâtre ne peut-il remplir que ces deux rôles ?"

"Le théâtre a une double fonction, cependant quelles sont ses limites à remplir ces deux rôles ?"

"Le théâtre a-t-il toujours cette double fonction ?"

"Le théâtre doit-il se limiter à cette double fonction ?"

Poussez plus loin ces questionnements à partir de ces problématiques :

Quels autres rôles le théâtre peut-il jouer ? quelles sont les fonctions du théâtre ?

Le théâtre, "un moyen" ?

Le théâtre, "un divertissement" ?

Le théâtre, "comédie"/"tragédie" (XVIIème siècle) mais aussi "tragos-ôde" (dionysies) , "Commedia dell'arte, théâtre baroque, théâtre engagé, théâtre "écorché"...


"Le diable, c'est l'ennui", Peter Brook


Synthèse - Q3 épistémologique : la synthèse (ou la conclusion) => définition du théâtre et de la place du poème (au sens étymologique) et de la parole dans la cité (une proposition de synthèse à partir de l'intervention d'Olivier Py à la Sorbonne mercredi 11 février)

=> www.tempoetheatre.blogspot.com


"Le temps lui-même est une forme", Roland Barthes, Sur Racine



à suivre...



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Le commentaire organisé : la scène d'exposition de Cinna, Corneille, I, 1

Le plan thématique : I- Une scène d'exposition ; II - Un monologue délibératif


Le plan dialectique :

I - Une scène d'exposition :

1. L'exposition : la situation initiale
2. Un monologue délibératif ("dialogué")
3. Le dilemme
tragique

II - Un monologue délibératif ?

1. L'expression de l'"hybris"
2. Une héroïne cornélienne
3. L'héroïsme cornélien


III - Une tragédie politique (3ème axe ou conclusion)

1. Une tragédie politique
2. Une tragédie baroque ?
3. Une tragédie classique ?



=> vendredi 19 mars : rédaction du 2ème axe du commentaire organisé (synthèse des 2ème et 3ème axe du plan dialectique proposé)

Exercice de remédiation : entre analyse « pointilliste » (défaut d'argumentation) et paraphrase (absence de démonstration : défaut de précision analytique, de démonstration par l'analyse d'exemples précis).

Identification des principaux procédés d'expression pour le tableau analytique : 1ère étape avant la recherche des axes du commentaire => démonstration (justification et vérification par l'exemple afin d'éviter le montage de citations).

Méthodologie du commentaire : (revoir l'analyse de texte étudiée en 3ème) : + polycopié

De la lecture analytique au commentaire (pp.514-527)

+ dramaturgie de l'explication de texte (www.tempoedialectique.blogspot.com) ;

+ fiche de termes qui permettent d'introduire l'analyse d'exemples (polycopié);

+ méthodologie appliquée des textes étudiés (roman et théâtre : ex. Britannicus II, 6) : compléter les tableaux analytiques, les plans détaillés et les synthèses.

= fiches de rhétorique (les figures de style, la poésie : "De la musique avant toute chose")


Rappel méthodologique : De la lecture analytique au commentaire (pp.514-527)

=> Lire le texte et relever ses premières impressions de lecture;

=> Etablir la carte d'identité du texte;

=> Questionner le texte de façon analytique (pp. 516-518).


I – Une scène d'exposition : le théâtre, un art de la parole

EXPLORATION DU TEXTE : questionner le texte de façon analytique (pp.516-517) :

Quel est le genre* de ce texte ?

Quand a-t-il été écrit ? Quel est le contexte littéraire et artistique ?

Relève-t-il d'un mouvement artistique et culturel identifiable au premier abord ?

Quelle est la forme du discours ?

Dialogue ou monologue ?

Quelle est la situation du monologue dans la tragédie ?

Qui parle ? A qui ?

De qui est-il question ? Quels sont les personnages en situation ?

De quoi est-il question ? Quelle est la situation dans cette scène d'exposition ?

Quelles sont la composition et l'énonciation du discours ?

Qu'apprenons-nous par l'intermédiaire du personnage ?

* Penser aux didascalies


Pour préciser l'analyse : l'exposition de la situation initiale => le dilemme cornélien (amour-devoir/vengeance)

=>connecteurs, modalisateurs, pronoms et temps verbaux, champs lexicaux...

=> les formes de discours : narratif, descriptif, narratif, argumentatif...

=> les champs lexicaux et les expressions récurrentes...

=> la syntaxe et les figures de rhétorique, les effets sonores et rythmiques...

=> les registres : épidictique, lyrique, élégiaque, héroïque, polémique et tragique... (p.418)


Pour aller plus loin dans l'analyse : l'héroïsme cornélien => Emilie, une héroïne tragique cornélienne ?

=> antithèses et hyperboles "baroques " ?

=> symétrie et parallélisme* "classiques" ?

* syntaxique (rythmique) : césure de l'alexandrin, anaphores et allitérations, rythme binaire "classiques" ; diérèse, allitération...


II - Un monologue délibératif ?


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L"hybris" : du héros cornélien au héros racinien - Le monologue délibératif

Didactique – Les monologues tragiques : complément de correction de la réponse à la question sur le corpus


Todorov le qualifie de “ projection de la forme exclamative ” , pour Benveniste, le monologue est un dialogue intériorisé


Corpus de textes :

Corneille, Horace (1640), acte III, scène 1

Corneille, Cinna (1641), acte I, scène 1

Racine, Andromaque (1667), acte V, scène 1

Racine, Bajazet (1672), acte IV, scène 4


De l'héroïsme cornélien au pessimisme racinien; s'interroger sur leur “ influence ” sur le cours de l'action à partir de cette définition de la mauvaise foi sartrienne : “ Quand je délibère, les jeux sont faits ”.


Commencer par souligner l'unité générique, temporelle, thématique du corpus : l'amour contre une autre force (conflit intérieur)

Cohérence générique et typologique : les quatre pages sont des extraits de tragédies à caractère délibératif.

Définir "le tragique" et la tragédie et relier cette réflexion au caractère rhétorique de ces quatre extraits.


I - La dimension dialogique du monologue : y a-t-il débat intérieur ? Dilemme ?

Le conflit intérieur chez Corneille

Dégager la solitude des héroïnes, le conflit tragique.

Inscrire le corpus dans une problématique de lecture et de langue : la question du temps (entre passé trop lourd et avenir impossible).; enchaînement des textes de Corneille et de Racine ; progression convaincante ; soulignement de l'unité générique, temporelle, thématique du corpus : . Distinction faite entre genre et registre.

Les quatre extraits donnent à lire des monologues, situés à des moments clés (exposition, noeud, montée des périls, dénouement) de la tragédie classique. Enoncés par quatre héroïnes amoureuses, ils mettent en jeu des sentiments et des relations de pouvoir aux autres. Notons que les quatre amantes appartiennent à des familles dont les liens avec le pouvoir politique sont très forts, ou occupent une position politique éminente.

Les trois derniers monologues entretiennent entre eux des correspondances : la femme amoureuse va t elle “ exposer ” son amant à la mort (Cinna), voire ordonner sa mort (Andromaque, Bajazet) ? Les deux monologues cornéliens mettent en jeu un conflit entre l'amant et le père ; chez Racine, les deux héroïnes préfèrent choisir la mort de l'amant plutôt que de le voir appartenir à une autre.


II - Fonction lyrique, fonction dramaturgique d'une "pensée parlée" : un artifice de représentation ? une "projection de la forme exclamative", Todorov ; un dialogue intériorisé pour Benveniste

    La dramaturgie classique en France (Nizet 1959) de Jacques Schérer :

La fonction essentielle d'un monologue est de permettre l'expression lyrique d'un sentiment. En échappant à ses interlocuteurs, le personnage échappe à la nécessité de dissimuler ou celle de respecter certaines bienséances, et il peut dire les élans de son coeur. Le monologue permet au dramaturge, non seulement de faire connaître les sentiments de son héros facilité que lui offre tout dialogue mais de les chanter. (... ) A la fonction lyrique du monologue s'en ajoute parfois une autre. L'expression des sentiments peut ne modifier en rien la situation psychologique du personnage qui monologue : une lamentation est stérile si le héros se retrouve à la fin dans le même état qu'au début. Il en est souvent ainsi. Mais quelquefois aussi, ce retour sur soi même qu'est le monologue fait découvrir une issue ; si le chant n'est pas gratuit, s'il est aussi analyse et réflexion, il peut aboutir à une solution. Le monologue conduisant à une décision devient ainsi un élément de l'intrigue au même titre qu'une scène d'action dialoguée. Des tendances qui luttent dans le personnage isolé, l'une prend le dessus( ...)”

Le monologue peut encore avoir, tout au moins jusque vers 1650, une dernière fonction. Celui qui le prononce peut faire connaître un fait, non seulement au spectateur, mais aussi à un personnage qui, en se dissimulant, l'écoute. II est superflu de souligner l'artifice du procédé : c'est déjà une convention que de présenter au spectateur une pensée parlée, c'en est une moins vraisemblable encore que de supposer ces paroles fictives assez distinctement prononcées pour être entendues par un autre personnage. ”.


Aux fonctions, aux formes du monologue, il convient d'ajouter pour s'approcher d'une définition complète une réflexion sur la singularité énonciative du procédé. Convention théâtrale communément admise et pratiquée, le monologue relève d'un statut paradoxal de la prise de parole : parler tout haut, tout seul. Tous les théoriciens ont voulu en réduire l'usage, au nom de la vraisemblance, et ne l'admettent que s'il est passionné, et proféré sous le coup d'une émotion.


Dans L'univers du théâtre (PUF 1978) quelques unes des particularités du monologue sont ainsi exprimées : “ la principale pourrait être de donner accès à la pensée d'une “ personne ” disposant de la liberté d'expression que lui confère le fait d'être seule. C'est par convention que la parole du monologuiste est proférée ; la médiation des paroles est censée absente et le spectateur jouit d'une emprise plus directe sur le déroulement du “ monologue intérieur ”. Plus que le dialogue peut être, le monologue peut contribuer à révéler le personnage de l'intérieur, à faire mesurer la distance séparant les intentions, les tropismes, la pensée en gestation de la parole ”. Todorov le qualifie de “ projection de la forme exclamative ” (in Les registres de la parole, Journal de psychologie n° 3, 1967).


Enfin chacun note comment le dialogue fait souvent entendre un véritable dialogue, voire une polyphonie, quand le “ je ” se dédouble ou se décompose en différentes instances énonciatives, soit pour donner plus de vie à la scène, plus d'intensité dramatique au dilemme, soit pour exprimer les tourments d'un être divisé. De fait, pour Benveniste, le monologue est un dialogue intériorisé, formulé en langage intérieur entre un moi locuteur et un moi écouteur : “ Parfois, le moi locuteur est seul à parler ; le moi écouteur reste néanmoins présent ; sa présence est nécessaire et suffisante pour rendre signifiante l'énonciation du moi locuteur. Parfois aussi le moi écouteur intervient par une objection, une question, un doute, une insulte ” (article “ monologue ” du Dictionnaire du théâtre de Pavis ( Dunod, 1996).





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Projet de calendrier :

=> le descriptif des textes pour l'oral du mois de juin ( fin mars)

Pendant le voyage en Andalousie : jeux de rôles et débats à partir de questionnaires portant sur les textes étudiés (entraînement à l'exposé oral des EAF) ;

Ateliers de théâtre et auditions de scènes de comédies et de tragédies et exposés reportés au 3ème trimestre



Lundi15 mars : vérification des classeurs (notes pour les études de textes complétées : introductions et conclusions de synthèse de cours rédigées ; lectures analytiques sous forme de tableaux complétés) ;



Jeudi 18 mars : le sacrifice du héros tragique, Britannicus, III, 8 (cours de synthèse : de l'héroïsme cornélien à la dénonciation des passions dans le théâtre de Racine ; correction du sujet d'invention : "l'hybris")


Vendredi 19 mars : => vendredi 19 mars : rédaction du 2ème axe du commentaire organisé

Les manifestes poétiques ; les fonctions du poète et de la poésie

"De la musique avant toute chose" : de l'ôde au vers racinien ; du sonnet aux formes plus libres ; de la fable au poème en prose ; des calligramme à l'aïku...

=> rédaction d'une anthologie poétique

=>question sur le corpus : "Mignonne, allons voir si la rose", Ronsard ; "Demain dès l'aube", Victor Hugo ; "L'Albatros", Baudelaire ; "Le Dormeur du val", Arthur Rimbaud


La dramaturgie de l'exposé oral et du sonnet => commentaire : "Le Dormeur du val", Rimbaud

L'engagement du poète

Fonction du poète, Victor Hugo (p. 211)

"l'art poétique" de Boileau à Verlaine ; "Correspondances", Baudelaire et sujet EAF 2005

Correction de la réponse à la question sur le corpus et du commentaire

=> Entraînement à la dissertation : p. 533, n° 1 - sujet B

Jeudi 25 mars : l'autre, un sujet en question (cf. l'épidictique - l'éloge et le blâme : poésie; théâtre; apologue ; roman) => le portrait d'Arrias, La Bruyère (p.328)


Lundi 29 mars : la stratégie du détour de la fable => « Le Loup et le chien », La Fontaine


Mardi 30 mars : atelier de théâtre (suivant les disponibilités du théâtre)


Jeudi 1er avril : le conte philosophique de Voltaire => Candide, chapitres I et III

=> de l'apologue au roman : www. tempoeroman.blospot.com.

La construction romanesque (révision des cours sur les mouvements littéraires et le roman du XIXème siècle : Le Père Goriot et textes pp. 220 et 228 )

=> concours de synopsis pour le roman collectif "générationnel" de la 2de 4

Vendredi 2 avril : jeux de rôles et débats à partir de questionnaires portant sur les textes étudiés (entraînement à l'exposé oral des EAF) ; vérification des classeurs (études de textes à compléter : introductions et conclusions rédigées ; lectures analytiques sous forme de tableau)

=> Lundi 3 mai : le roman collectif "générationnel" de la 2de 4 (dossier composé de diptyques : une photo et son analyse pour le cadre spatio-temporel ; un portrait argumenté du héros ou de l'héroïne à partir d'une photo ou d'un tableau ; un incipit et une proposition de synopsis de 25 à 30 chapitres ; un chapitre initiatique ; une proposition de couverture (facultatif)

www.tempoeroman.blogspot.com


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CALENDRIER du 6 au 16 avril : THEATRE => www.tempoetheatre.blogspot.com

Projet de programmation dans le prolongement de la séquence sur le théâtre (comédie et tragédie), des représentations des Femmes savantes, de Littoral de Wajdi Mouawad et des Suppliantes d'Eschyle, des rencontres avec Arnaud Denis en octobre et de la troupe du théâtre de l'Odéon en avril (Théâtre de l'Odéon "hors les murs") et en prévision de l'échange avec Olivier Py en juin au Théâtre de l'Odéon à l'issue de la représentation de La Vraie fiancée : un atelier de théâtre et 3 séances d'audition de scènes

Atelier de théâtre : mardi 30 mars 2010 (10h-12h)

Mardi 6 avril : Les Suppliantes d'Eschyle (Théâtre de L'Odéon "hors les murs")

Lundi 16 avril : répétitions (11h-11h50)

Mardi 13 avril : audition de scènes de tragédies (10h-12h)
Jeudi 15 (16h25-17h10) et vendredi 16 avril (11Hh05-11h50) : audition de scènes de comédies


Vendredi 21 mai : le spectacle de l'Option Théâtre de 1ère...


Vendredi 11 juin : La Vraie fiancée, Olivier Py (Théâtre de L'Odéon) et rencontre avec Olivier Pyà l'issue de la représentation.




Exercices de style : ré-écriture des devoirs d'invention et synthèse sur les mouvements artistiques : littérature et peinture => présentation d'un diptyque : poésie et peinture (composition d'un poème inspiré d'un tableau et d'un poème)


Romantisme, poésie, musique et peinture => "Le Cénacle" romantique, Illusions perdues, Balzac

Réalisme, Naturalisme et Impressionnisme => L'Oeuvre, Zola

Le Symbolisme : roman, poésie, musique et peinture => "Correspondances", Baudelaire

Le Surréalisme : entre tradition et modernité (p. 284) => « Poèmes à Lou », Apollinaire(p. 285)




LE ROMAN tempoeroman.blogspot.com

MAKING OF du le roman "générationnel" de la 2de 4 :

Prochainement en ligne : les sujets d'exposés du troisième trimestre :


Bibliographie du 3ème trimestre : le roman (ré-écriture des devoirs d'invention)

Préfaces des romans français du XIXème siècle (LdP)
Un roman français du XIXème siècle : Le Rouge et le Noir de Stendhal, Illusions perdues de Balzac, Madame Bovary de Flaubert, Bel-Ami de Maupassant, L'Oeuvre, Germinal ...

La Princesse de Clèves, Madame de La Fayette
Un Amour de Swann, Proust
Le Ravissement de Lol V Stein ou Moderato Cantabile, Marguerite Duras
Les Choses, Georges Perec

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Révision des mouvements culturels du XIXème siècle : peinture, littérature et musique

1- Ré-écriture du diptyque composé d'une oeuvre picturale et de son analyse suivant une esthétique définie et revendiquée à partir de critères précis (description et mise en relation du tableau avec le mouvement culturel auquel il appartient pour une justification de ses choix esthétiques) pour illustrer et comparer les mouvements culturels (le diptyque servira de support à un exposé oral et contribuera à l'élaboration d'une frise chronologique pour une mise en perspective diachronique).

2 - Constitution d'un dossier personnel sur la peinture au XIXème siècle avec mise en relation d'oeuvres picturales et de textes réalistes et/ou naturalistes : relecture du dossier Du réalisme au naturalisme (chap 5), L'Oeuvre de Zola, un roman expérimental (séquence 17) et « Analyses d'images », pp. 230, 241...).
3 - Révision des notions de romantisme, de réalisme et de naturalisme à partir du manuel : définitions, caractéristiques, tableau chronologique.
4 - Argumentation (documentation : les 3 préfaces de Illusions perdues de Balzac, un extrait de la préface de Une Vie de Maupassant, Préfaces des romans français du XIXème siècle, LdP) Choisir une de ces préfaces et proposer sa lecture critique argumentée (l'éloge et/ou le blâme : convaincre, persuader, délibérer)
5 - Invention : préfacer un recueil de préfaces (présentation d'une sélection de préfaces et justification de l'intérêt d'une anthologie de préfaces)

« Le diable, c'est l'ennui »...





"Je ne peins pas l'être, je peins le passage", Montaigne, Essaisn Livre III, chapitre II, "Du repentir"


2de 4 – Calendrier : 2009-2010 – EAF de français


LES MOUVEMENTS CULTURELS – L'ARGUMENTATION -- LE ROMAN - LE THEATRE – L'APOLOGUE - LA POESIE


1er trimestre : l'écrit des EAF – L'argumentation - Les mouvements – Le roman du XIXème siècle


L'engagement de l'écrivain/del'artiste : comment et pourquoi lire ?

Une enquête anthropologique (anthropogène ?) sur la place du sujet dans l'histoire des représentations


Les mouvements artistiques et culturels : présentation de diptyques (un tableau et son analyse)

L'argumentation : le registre épidictique – l'éloge et/ou le blâme – l'argumentation directe : l'essai, la dissertation et le commentaire (méthodologie de l'écrit des EAF)

Le Romantisme : extraits de René, des Mémoire-d'outre-tombe (l'autobiographie : perspectives croisées de l'argumentation et de la narration ; le lyrisme personnel) => K Friedrich

Le Réalisme et le Naturalisme : incipits de romans du XIXème siècle

Le roman du XIXème siècle : roman d'apprentissage, roman social, roman expérimental ? (à la croisée de la fiction et du documentaire : le schéma actantiel ; le cadre spatio-temporel ; les effets de « réel » ) => sujets de dissertation sur la lecture ; étude en lecture intégrale du Père Goriot de Balzac

Littérature et engagement : la place du sujet dans l'histoire des représentations (Littérature et peinture)


De la lecture à l'écriture : exercices de ré-criture et d'invention (l'énonciation, les points de vue, les registres)



2ème trimestre : l'oral des EAF – Le théâtre – l'apologue


Le théâtre : tragédie et comédie => dossiers : Les Femmes savantes ; Britannicus ; Littoral

L'histoire du théâtre : du mythe à la tragédie ; "mimesis" et "catharsis" du théâtre antique grec au théâtre « classique » en France (Corneille, Racine et Molière); le théâtre, "un champ de forces", un art de la parole (la double énonciation);

La dramaturgie de l'explication de texte : le commentaire et l'exposé oral

Littérature et altérité : l'autre, un sujet en question du Classicisme aux Lumières : le portrait, la fable, le conte (l'argumentation directe/indirecte : la stratégie du détour de la « fable »)

Littérature et engagement : le bonheur ; l'utopie (corpus de textes du XVIIème au XXème siècle)

Texte et image : concours de photos => le cadre spatio-temporel du roman collectif « générationnel »


La dramaturgie de la lecture et de l'écriture : relecture de la prise de notes et des dossiers de synthèse



3ème trimestre : la poésie – le roman « générationnel » de la 2de 4


L'engagement de l'écrivain/de l'artiste : comment et pourquoi écrire ?

« Le style, c'est l'homme même », Buffon


Exercices de style : ré-écriture des devoirs d'invention et synthèse sur les mouvements artistiques : littérature et peinture =

=> concours de poésie : le "printemps des poétes" (poésie et peinture : composition d'un poème à partir d'un tableau)

La poésie : poésie et déchiffrement du monde

=> Composition d'une anthologie poétique et rédaction d'une préface

Le sonnet : de La Pleiade à la modernité

Le Symbolisme

Le Surréalisme

Littérature, peinture et musique : extraits de L'Oeuvre, Zola (le Naturalisme et l'Impressionnisme)

Le roman : synthèse sur les mouvements culturels : « le style »

Le roman psychologique : La Princesse de Clèves, Madame de La Fayette

Le roman du XXème siècle : Les Faux-Monnayeurs, André Gide

Le Nouveau Roman : Moderato Cantabile, Marguerite Duras ; Les Choses, Georges Perec


Exposés et ateliers d'expression dramatique du 2ème trimestre (Voyage en Andalousie) : du 30 mars au 16 avril

Mardi 6 avril - Les Suppliantes, Eschyle (« Théâtre hors les murs », Théâtre de l'Odéon)

Vendredi 11 juin - La Vraie fiancée, Olivier Py (Théâtre de L'Odéon)



"Autrefois tu me disais tout"... Figaro, Le Mariage de Figaro, Beaumarchais, III, 5

Janus, le dieu à double visage
Divinité romaine du changement, gardien des passages et des croisements, il veille sur les ouvertures :
ouverture de l'année, de la guerre ("polemos" en grec)
(les portes de son temple étaient fermées quand Rome était en paix)

"Il faut avoir une pensée de derrière, et juger de tout par là, en parlant cependant comme le peuple."
Pascal, "Raison des effets", Pensées, 336


La stratégie du détour des
Fables de La Fontaine
: à suivre...


"Les membres et l'estomac"



"Les Obsèques de la lionne"






"Intelligenti pauca"

ORAL DES EAF

ORAL DE 20 minutes : exposé (10’) et entretien (10’) 1/2 heure de préparation


  • L’exposé (10’) porte sur la lecture explicative d’un texte choisi par l’examinateur dans le descriptif présenté par le candidat (cf. fiche méthodologique) : pendant le temps de l’exposé (10’ dans le meilleur des cas, ou 3, 5, 7 minutes, etc.), l’examinateur n’intervient pas. Il n’a le droit ni d’aider, ni d’interrompre le candidat.


  • L’entretien (10’) poursuit la réflexion induite par l’objet d’étude choisi pour l’exposé, mais le texte de l’exposé ne sera plus nécessairement l’objet de la discussion. L’examinateur évaluera :

l’aptitude au dialogue, la qualité de l’expression et le niveau de langue orale, les qualités de

communication et de conviction ;

La capacité à réagir avec pertinence aux questions posées, la qualité de l’argumentation et la

capacité d’exprimer une part de réaction personnelle ;

La capacité à mettre en relation différents textes, documents, et à élargir une réflexion aux

objets d’étude ou aux perspectives proposés.

Les savoirs littéraires sur les textes, l’œuvre, l’objet ou les objets d’étude, la prise en compte

des lectures cursives à bon escient, la capacité à réinvestir des connaissances sur le contexte

culturel.


Déroulement de l’oral :


  • Arriver à l'heure exacte (voire en avance) avec la convocation, la pièce d’identité, le descriptif et les textes en double exemplaire (et éventuellement le dossier de textes et les lectures intégrales complémentaires, si besoin pour l’entretien) ;

  • Se munir du double des textes non annotés ni surlignés : textes polycopiés, et double du manuel de français de 1ère (Hatier, Hélène Sabbah) pour les groupements de textes, double des œuvres intégrales : Le Mariage de Figaro, Beaumarchais, La Princesse de Clèves, Madame de Lafayette;

  • Présenter la convocation, la pièce d’identité et le descriptif ;

  • Signer le bordereau de présence présenté par l’examinateur ;

  • Signer la fiche sur laquelle l’examinateur a posé la question après avoir lu le descriptif et choisi le texte et le passage à lire oralement ;


L’examinateur a choisi l’objet d’étude, le texte, la question et le passage à lire oralement : vous avez ½ heure pour vous préparer. Vous vous installez au fond de la salle avec la question, le texte et le brouillon fourni par l’examinateur : pendant votre préparation, vous entendrez l’oral du candidat précédent, il faudra vous habituer à travailler dans le bruit. Les travaux d’entraînement à l’oral par groupes vous y aideront (vous pourrez, en cas de difficultés particulières de concentration, mettre des boules quiès).


Cf. fiches : la méthodologie de l’exposé oral et la grille d’évaluation de l’oral.


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Méthodologie de l’exposé oral des EAF



Exposé oral de 10’ (sans interruption de l’examinateur) :


Rappel : le professeur a choisi un texte, circonscrit le passage à lire oralement et posé une question.


Vous avez ½ heure pour préparer votre exposé , c’est-à-dire proposer une réponse à la question posée par l’examinateur : le développement de la lecture analytique sera logique, construit, argumenté et précis (avec des références constantes au texte, citations à l’appui et identification de procédés d’écriture que vous interpréterez sans oublier la question initiale) .


Déroulement de l’exposé :


Introduction du texte : situation brève et précise du passage, rapide présentation de l’auteur et de son œuvre, du mouvement littéraire auquel il appartient. Eviter de « donner les dates de l’auteur » ! Penser plutôt à le situer dans le cadre du mouvement littéraire auquel il appartient et à dégager sa singularité. Arriver très vite à présenter brièvement le texte : sujet, composition (plan : principales articulations, mouvements du texte, structure rhétorique, éventuellement remarque sur la présentation typographique si elle est originale) ;


Lecture orale du texte (correcte, claire et si possible expressive : respecter la ponctuation) ;

* Ni trop théâtrale, ni trop confidentielle…


Présentation du projet de lecture à partir de la question posée : annoncer l’idée directrice de votre lecture analytique avec les axes d’études proposés (le plan de votre exposé) ;


Développement : lecture analytique du texte = réponse la question posée


C’est un commentaire organisé du texte, par axes (deux ou trois), qui rend compte d’un parcours de lecture sans oublier de prendre en compte la question posée.

Le parcours herméneutique est une argumentation (cf. la dissertation et le commentaire) qui s’appuie sur des constats successifs pour s’acheminer, à partir d’un développement ordonné par axes de lecture, vers une réponse.

Il s’appuie sur une démonstration argumentée, pertinente au service d’une interprétation (cf. le commentaire) : les références précises au texte avec indentification des procédés d’écriture et leur interprétation seront au service de la réponse à la question posée .

Conseils :

  • Attention aux contresens et aux interprétations abusives : proposer une interprétation du texte à partir de lignes de convergence vérifiées par une lecture herméneutique approfondie (mise en lien du signifiant et du signifié : de la forme et du sens), vos connaissances de l’auteur, de son oeuvre et du mouvement littéraire auquel il appartient ;

  • Attention au psittacisme : adapter intelligemment le corrigé de l'explication du texte faite en classe à la question posée au lieu de le réciter sans tenir compte de la question posée par l'examinateur ;

  • Attention à la myopie techniciste (cheminement au ras du texte, dispersion en remarques minutieuses mais fragmentaires) : prendre du passage une vue globale, personnelle, cohérente avant de commencer l'analyse de détail adopter en face du texte un recul critique suffisant, problématiser à partir de la question posée ;

  • Le défaut le plus grave est l'absence d'organisation et de perspective, la juxtaposition d'observations disparates et discontinues Regrouper et hiérarchiser les remarques dans la perspective de lecture induite par la question.

[* Une lecture linéaire peut être envisagée si le texte la justifie (l’éviter en général) . Si vous l’adoptez, elle doit suivre le mouvement du texte et en respecter les articulations et s’appuyer sur une démonstration de la pertinence du choix de ce type de lecture.]

Conclusion : elle doit être axée directement sur le projet de lecture induit par la question posée .

3 étapes :

  • Bilan : résumer de façon décisive les résultats que l'explication a permis de dégager.

  • Réponse : C'est une partie capitale vers laquelle converge toute l'enquête qui précède. Elle propose une interprétation synthétique personnelle, claire et cohérente du texte en rapport avec la problématique induite par la question posée et l'objet d'étude. * Il est sage à l'oral de la préparer soigneusement.

  • Elargissement : mise en lien avec d'autres textes étudiés ou lus dans le cadre de l'objet d'étude et approfondissement de la problématique, voire progression vers une problématique plus complexe. (Intertextualité et singularité des textes)


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QUESTIONS POUR L'EXPOSE ORAL DES EAF :


Exemples de questions : Qu'est-ce qui fait la singularité de ce texte ? (l’originalité/ l’intérêt)


  • Objet d’étude la poésie :

En quoi ce texte est-il poétique ?

  • Objet d’étude : le théâtre

Qu'est-ce qui fait l'intérêt dramatique de cette scène ?

  • Objet d’étude : convaincre, persuader, délibérer (l’essai, le dialogue, l’apologue).

Qu’est-ce qui fait la force argumentative de ce texte ?

  • Objet d’étude : le biographique l’autobiographique.

Quelles sont les marques, les enjeux et les limites de l’écriture autobiographique dans ce texte ?

- Quelles sont les caractéristiques de l'écriture autobiographique dans ce texte ? (problématiser : Sa/Sé enjeux).

- Quels sont les enjeux de l'écriture autobiographique dans ce texte ? (prendre appui sur les caractéristiques).

  • Objet d’étude un mouvement littéraire (Les « Lumières »)

Comment les valeurs des « Lumières » sont-elles exprimées dans ce texte ?

Objet d’étude : la poésie ==> questions pour l’exposé oral des EAF

www.tempoepoésie.blogspot.com

  • Quelle réaction la lecture de ce poème suscite-t-elle en vous ? Justifiez votre réponse en prenant appui sur le texte.

  • Quel est l'enjeu de ce poème ?

  • En quoi ce texte est-il un poème ?

  • Qu’est-ce qui fait l’originalité de ce poème ?

  • Comment comprenez-vous le projet poétique de … dans cet extrait ?

  • Comment la forme du sonnet (ou du poème en prose) permet-elle d’exprimer… ?

  • En quoi tel passage est-il une clé possible pour la lecture du texte ?

  • Quelle est la construction (ou la composition) de ce poème ?

  • Comment la métaphore filée se développe-t-elle dans ce texte ?


sur le titre : En quoi le titre éclaire-t-il le texte ? (annonce-t-il le texte ?)


sur un court passage :

  • En quoi tel passage est-il une clef possible pour la lecture du poème ?

  • En quoi tel vers est-il représentatif de l’ensemble du poème ?

  • En quoi le premier vers annonce-t-il le déroulement de l’ensemble du poème ?


sur la comparaison de 2 brefs passages (indiqués par l’examinateur)


sur la composition, la construction ou le mouvement du texte :

  • la composition du sonnet ou d’un poème en prose : quel est l’effet produit par la construction de ce sonnet ?

  • le développement d’une métaphore filée ou d’un thème : comment le thème de l’immensité se développe-t-il dans le poème en prose de Baudelaire, « Le Confiteor de l’Artiste » ?

  • la construction d’un portrait : comment le poète se met-il en scène dans « Le Confiteor de l’Artiste » ?

  • Les étapes d’un récit : comment ce poème progresse-t-il ? 2 poèmes « dramatiques » : « La Ronde sous la cloche », Aloysius Bertrand (l’évocation des différentes phases de l’orage) ; « Aube », Rimbaud (l’éveil progressif de la nature)


sur la visée du texte et ses enjeux : Sa /S2 forme sens : « Poésie et déchiffrement du monde » ; sens forme

  • En quoi ce texte est-il poétique ?

  • Quel est l’enjeu de ce poème ? (exemple : « Le Confiteor de l’Artiste »)

  • Comment le poème en prose favorise-t-il le projet de déchiffrement du monde du poète ?

  • Comment ce sonnet de Baudelaire est-il un manifeste symboliste ?

  • Comment le poème en prose contribue-t-il à la magie évocatoire de Rimbaud ?

  • Comment Rimbaud parvient-il à créer un univers fantastique ?


sur la réception du texte par le candidat :

Quelle réaction la lecture de ce poème suscite-t-elle en vous ? Justifiez votre réponse en vous appuyant sur le texte.


Problématiques : l'argumentation directe / indirecte (narration/argumentation : cf. typologie des textes (narratifs, descriptifs, dialogiques, argumentatifs).


Ce texte ouvre-t-il la voie à la délibération ?

Quelles réactions ce texte suscite-t-il en vous ?


Questions génériques : En quoi ce texte relève-t-il de l’essai ? (du dialogue ? de l’apologue ? Du conte philosophique ? )

Quelle est la fonction didactique de ce texte ?

Quels sont les enjeux de ce texte ?

Quelle est la visée argumentative de ce texte ?

Quelle est la thèse énoncée dans ce texte ?

Quelles sont les thèses énoncées dans ce texte ?

Quelles sont les stratégies convictives et persuasives mises en place dans cet essai ?

(ce dialogue ? cet apologue ?)

Quelles sont les qualités argumentatives de ce texte ?

Les procédés argumentatifs employés dans ce texte vous paraissent-ils efficaces ? Pourquoi ?

Que pensez-vous de la stratégie argumentative de l’auteur dans ce texte ?

Cette démonstration vous paraît-elle convaincante ?

L’argumentation de l’auteur est-elle convaincante ? (est-elle persuasive ?)

L’argumentation est-elle plus convaincante que persuasive ?

L’argumentation est-elle plus persuasive que convaincante ?

Quelles sont les qualités et les limites de l’argumentation de ce texte ?

La thèse de l’auteur vous paraît-elle objective ?

Qu’est-ce qui fait l’originalité de la stratégie argumentative de Montaigne ? (La Fontaine, Rousseau, Voltaire)

Quelles sont les thèses mises en scène dans ce dialogue ?

Pourquoi, selon vous, Diderot a-t-il choisi la forme du dialogue ?

Comment la forme du dialogue favorise-t-elle la délibération ?

Le dialogue est-il, selon vous, un bon moyen de mettre en scène une argumentation ?

Quelles sont les caractéristiques de cette argumentation dialoguée ?

Qu’est-ce qui accrédite la thèse du « bon bramin » ?

Quel rôle le narrateur joue-t-il dans ce dialogue ?

L’argumentation progresse-t-elle ?

Comment l’argumentation progresse-t-elle ?


En perspective croisée avec les mouvements (ou les périodes) littéraires :

Comment les valeurs humanistes (des « Lumières ») sont-elles exprimées dans ce texte ?

En quoi ce texte est-il représentatif des valeurs des « Lumières » ?

Comment l’Humanisme de Montaigne se manifeste-t-il dans ce texte ?

La Fontaine, dans cette fable, fait-il l’apologie de « la Royauté » ?

En quoi cette fable illustre-elle le Classicisme ?


L'ESSAI : l'argumentation directe (une logique argumentative apparente : la thèse, les arguments et les connecteurs logiques ; la démonstration par l'exemple ; une situation de discours +/- distanciée).

Un quoi ce texte relève-t-il de l'argumentation directe ?

En quoi ce texte relève-t-il de l'essai ?

Quelle est la thèse de l'essayiste ?

Comment l'argumentation progresse-t-elle ?

Qu'est-ce qui rend l'énonciation des Essais de Montaigne originale ?

L'argumentation de Montaigne/ Rousseau vous paraît-elle convaincante ? (plus persuasive que convaincante ? Pourquoi ?)

Ce texte ne vise-t-il qu'à convaincre ?

La thèse de Rousseau est-elle convaincante ?

Quelles sont, d'après ce texte, les limites du rationalisme ?

Ce texte ouvre-t-il la voie à la délibération ?


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L'APOLOGUE (la fable, le conte philosophique) : l'argumentation indirecte (la stratégie du détour)

Un quoi ce texte relève-t-il de l'argumentation directe ?

En quoi ce texte est-il un apologue ? (définition, p. 445 ; Mde, pp. 262-3 )

En quoi cette fable (ou ce conte philosophique) est-il un apologue ?

Quel est le sens de cet apologue ?

Comment la narration est-elle ici au service de l’argumentation ?

Comment Voltaire (ou La Fontaine) mêle-t-il les fils de la narration et de l’argumentation ?

Quelle est la fonction didactique de cet apologue ?

Comment la narration est-elle ici au service de l’argumentation ?

Cet apologue ouvre-t-il la voie à la délibération ?

Comment cet apologue ouvre-il la voie à la délibération ?

En quoi cette fable illustre-t-elle le Classicisme ?

Qu’est-ce qui fait la force argumentative de cet apologue?

Qu’est-ce qui rend cette fable divertissante ?

Qu’est-ce qui rend la démonstration de cet apologue originale et efficace ?

La Fontaine fait-il l’apologie de la « Royauté » ?

Qu’est-ce qui, dans cet apologue, relève du merveilleux et de la fantaisie du conte ?

Qu’est-ce qui rend la lecture de cet apologue agréable ?



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EXEMPLE DE DESCRIPTIF de 1ère


Séquence n° 1


INTITULE : L’ARGUMENTATION : convaincre, persuader et délibérer

(l'argumentation directe et indirecte: l'essai, la fable, le conte philosophique)



Objet(s) d'étude, perspectives et orientations principales (problématique retenue) :

L’argumentation directe ou indirecte : les moyens mis en œuvre pour convaincre, persuader et délibérer dans l'essai, la fable et le conte philosophique.


Lectures analytiques : 5 textes extraits du manuel de Français (Littérature 1ère , Hélène Sabbah, Hatier)


Extraits (groupement de textes) :

1. Montaigne, Essais, III, extrait du chapitre VI des « Des coches » (p. 53)

2. La Fontaine, « Les membres et l’estomac », Fables (p. 427)

3. Rousseau, extrait du Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes : les 2 premiers paragraphes (p. 406)

4.Voltaire, extrait du chapitre 19 de Candide ou l’Optimisme (p. 100)

5.Voltaire, Histoire d’un bon bramin (p. 435)


Etudes d'ensemble :

Les moyens mis en oeuvre pour entraîner l'adhésion et favoriser la délibération : les qualités comparées de l'argumentation directe et indirecte (le rationalisme et ses limites ; la stratégie du détour de la fable ; l'ironie...).

« De l’Humanisme aux Lumières », une enquête sur la place du sujet dans l’histoire de la communication et des représentations : « L’autre, un sujet en question », une réflexion sur l’altérité, la différence et la relativité des coutumes (en perspective croisée avec les 4 autres objets d'étude).


Lecture(s) cursive(s) et documents complémentaires :

Candide ou l’Optimisme, Voltaire

Un corpus de textes sur le thème : “Littérature et altérité” de l'Humanisme aux Lumières.

Jean-Claude Carrière, La Controverse de Valladolid


Activités proposées à la classe par le professeur :

Liitérature et engagement (“Comment et pourquoi écrire”), une enquête sur les fonctions du “poète” et de la “poésie” (au sens étymologique de “création”) : la “poétique” et la “critique” des textes littéraires à partir de problématiques convoquant les 5 objets d'étude (réalité et fiction, poésie et déchiffrement du monde, texte et représentation, visions de l'homme et du monde).


Lectures et activités personnelles (exposés, recherches...) :